La présence de traces de placo humide, mou et cloqué, associée à des dégradations visibles de la peinture, constitue un indicateur clair d’un désordre d’origine hydrique. Lorsque le parement en plaque de plâtre se déforme, se ramollit au toucher et présente des boursouflures en surface, il ne s’agit pas d’un simple phénomène de condensation passagère, mais bien de l’effet prolongé d’une infiltration d’eau. La question essentielle demeure alors : d’où proviennent ces infiltrations ?

Fuite sous bavette de baie coulissantes. 44300 Nantes 
Fuite sous bavette de baie coulissantes. 44300 Nantes

Dans ce type de configuration, l’analyse technique doit s’orienter prioritairement vers les points singuliers de l’enveloppe du bâtiment, notamment au droit des menuiseries extérieures. Ces zones sont particulièrement sensibles, car elles constituent des interfaces entre différents matériaux et systèmes constructifs. Une mauvaise mise en œuvre ou l’absence d’un dispositif conforme peut générer, à moyen ou long terme, des pénétrations d’eau invisibles au départ, mais dont les conséquences apparaissent progressivement à l’intérieur.

Fuite sous bavette de baie coulissantes. 44300 Nantes 
Fuite sous bavette de baie coulissantes. 44300 Nantes

La société NFB Expertise est spécialisée dans la recherche de fuite sur ce type de désordre et maîtrise parfaitement les investigations nécessaires pour identifier l’origine précise des infiltrations. Grâce à une méthodologie rigoureuse, fondée sur l’analyse visuelle, les tests d’arrosage ciblés et l’étude des détails constructifs, il est possible de remonter à la cause technique exacte du sinistre.

Dans le cas qui nous intéresse, deux points faibles ont été identifiés. Le premier se situe sous le rejingot, élément indispensable à la bonne évacuation des eaux de ruissellement au niveau de l’appui de fenêtre. L’absence de rejingot conforme constitue une non-conformité majeure. Le rejingot a pour fonction de créer une barrière physique empêchant l’eau de pénétrer sous la menuiserie. Sans ce dispositif, l’eau peut s’infiltrer par capillarité ou par pression dynamique lors d’épisodes pluvieux, migrer sous le dormant et atteindre les matériaux intérieurs, notamment le placo.

Le second point faible concerne l’angle de la jonction entre le tableau et le dormant de la baie. Cette zone est un point singulier qui exige un traitement soigné, incluant un calfeutrement adapté et continu. Une discontinuité dans l’étanchéité, un défaut de joint ou une mauvaise mise en œuvre des membranes d’étanchéité peut suffire à permettre l’infiltration d’eau. Or, ces infiltrations ne sont pas immédiatement visibles. Elles s’infiltrent lentement dans les supports, dégradent les plaques de plâtre, altèrent les peintures et provoquent, avec le temps, le gonflement et le cloquage constatés.

Les normes en vigueur régissant la pose des menuiseries extérieures et le traitement des points singuliers imposent des prescriptions précises. Elles définissent notamment les exigences relatives aux appuis, aux rejingots, aux dispositifs d’étanchéité périphérique et aux tolérances de mise en œuvre. Le non-respect de ces règles de l’art constitue un manquement technique. Ce manquement n’est pas anodin : il crée une vulnérabilité structurelle qui, même si elle ne se manifeste pas immédiatement, conduit inévitablement à des désordres.

Fuite sous bavette de baie coulissantes. 44300 Nantes 
Fuite sous bavette de baie coulissantes. 44300 Nantes

L’état observé aujourd’hui n’a donc rien d’imprévisible. Au contraire, il s’inscrit dans une logique technique parfaitement identifiable. En l’absence de rejingot et avec un traitement insuffisant de la jonction tableau-dormant, le risque d’infiltration était connu et documenté par les textes normatifs. Les dégradations apparues quelques années plus tard sont la conséquence directe de ces défauts initiaux. Cet état de fait était prévisible et, à terme, inévitable, dès lors que les travaux n’ont pas respecté les normes et règles professionnelles en vigueur.

Ainsi, l’analyse technique met clairement en évidence un défaut de conception ou de mise en œuvre, à l’origine des infiltrations constatées et des désordres affectant les parements intérieurs.

Haut du formulaire

 

Bas du formulaire

 

Articles conseillés